22.12.2009
Parti Populaire ? Non merci !
De prime abord, l’initiative de M. Modrikamen et R. Aernoudt peut paraître sympathique : une nouvelle formation dans un paysage politique qui a sérieusement besoin de renouvellement ; un parti favorable à une Belgique unie débarrassée des conflits communautaires ; une équipe désireuse d’assainir des finances publiques profondément dans le rouge ; une justice simplifiée et plus rapide ; une sécurité davantage garantie …
Mais derrière cela, plusieurs raisons fondamentales nous interdisent de souscrire à un tel projet.
Positionnement.
Le Parti Populaire se positionne résolument à droite et, aux côtés des deux figures de proue, est également membre du bureau politique une personnalité d’origine turque, ex-candidate à la présidence du Centre d’Action Laïque !
Le CDF, tout au contraire, ne se situe ni à droite, ni à gauche, ni au centre (notions d’une autre époque et qui n’interpellent plus le citoyen d’aujourd’hui). Notre parti met en avant un projet politique qui se décline sur base de son inspiration chrétienne démocrate, promouvant la dignité de toute personne, le respect de la vie, le soutien à la famille, un enseignement libre et de qualité pour tous, une économie au service de l’homme et non l’inverse, des institutions assurant l’unité de la Belgique et la solidarité entre les personnes, un pays engagé dans une Europe des valeurs et attentive aux régions défavorisées du monde, une politique éthique et au service du bien commun.
Laïcité.
Pour le Parti Populaire : pas de signe religieux dans l’enseignement, la fonction publique et dans les entreprises. La religion est affaire privée !
C’est le type même d’excès, de généralisation que le CDF ne peut accepter. C’est le laïcisme poussé à l’extrême, qui rappelle les années sombres de l’Etat soviétique ou les libertés de convictions étaient bannies de la sphère publique. Tout autre chose doit être la neutralité de l’Etat et des fonctionnaires de l’administration ou de l’enseignement officiel. Mais le port ou la présence de signes religieux dans l’enseignement libre ou dans le monde du travail doit rester un libre choix d’établissement ou d’entreprise.
Institutionnel.
La refonte de notre pays devrait passer, selon le Parti Populaire, par la suppression des provinces et leur remplacement par 2 grandes régions (Flandre et Wallonie) + une métropole bruxelloise (Bruxelles + Brabant wallon + Hal-Vilvorde).
Or, pour le CDF, si l’on veut justement casser ce cycle infernal d’un conflit linguistique récurrent, il faut redessiner la structure de la Belgique sur une plus grand nombre d’entités et de poids égal : soit sur base de 9 provinces, ce qui n’était pas si stupide (et non 10 du fait de la scission du Brabant décidée par ceux qui ont voulu préfigurer la scission du pays : on divise les 2 Brabants, puis BHV et ensuite la Belgique !), soit sur base de régions naturelles (le Condroz, la Campine, …). De plus, il faudrait réaffirmer une hiérarchie des normes : le pouvoir fédéral devant avoir autorité sur le pouvoir régional ou local en cas de conflit de compétence.
Enseignement.
Le souci majeur de R. Aernoudt, économiste et libéral, se situe au niveau d’une économie de moyens : fusion des réseaux, à commencer par l’officiel.
Or si le libre choix de l’école doit rester un droit, celui-ci passe par l’existence d’un véritable pluralisme des réseaux permettant justement un choix réel, une saine stimulation, assurant une véritable liberté de projet d’école, une liberté pédagogique et philosophique. Autant de libertés fondamentales garanties par la Constitution belge. De plus, le CDF souhaite qu’un effort réel soit consenti afin que toute école puisse faire accéder ses élèves à l’excellence, indépendamment des niveaux exigés ou des filières proposées.
Social.
Limitation des allocations de chômage dans le temps et recul de l’âge de la retraite, pour le Parti Populaire.
Deux mesures qui, pour le CDF, sont beaucoup trop radicales. Autant le CDF souhaite la fin du " système " socialiste qui repose sur une batterie d’allocations en tout genre en vue de se constituer une clientèle électorale qui croit tout lui devoir (revenus de remplacement, postes dans l’administration, logement social …) mais qui, en fait, est réduite à un statut indigne d’assistée. Autant, certaines personnes devront pouvoir compter sur des allocations de chômage sur un terme plus long que d’autres. Ce qui est certain, c’est que c’est le contexte légal et économique, plus un enseignement amélioré qui doivent encourager et stimuler davantage la population et les jeunes en particulier à créer leur petite entreprise ou à entrer dans le marché de l’emploi.
Ce n’est en tout cas pas reculer l’âge de la retraite, de façon obligatoire et généralisée, qui améliorera les conditions de vie de tout un chacun. Ici encore, nous ne pouvons que constater le caractère ultra libéral du Parti Populaire.
Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke
Président du CDF
15:42 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti populaire, modrikamen, aernoudt, parti, cdf
Copenhague : conférence sur le climat
Déception. C’est le mot qui revient le plus fréquemment dans les commentaires suite à une Conférence qui s’est limitée à être une … conférence.
Or les enjeux sont cruciaux, les changements climatiques risquent de rayer de la carte plusieurs îles, les régions côtières vont devoir faire face à une importante montée des eaux suite au réchauffement, la fonte des glaciers menace un approvisionnement crucial en eau douce, sécheresse accrue dans certaines régions du monde luttant déjà contre la désertification, etc.
Pas d’accord contraignant à l’issue de cette conférence. Cependant, celle-ci a déjà eu le mérite de rassembler les dirigeants du monde entier autour de cette problématique. L’Europe n’a pas démérité non plus s’accordant pour un engagement important. L’Amérique d’Obama a déçu, autant que la Chine d’ailleurs.
Bien sûr le moment tombe mal, tous les pays étant en but à une crise économique qui a frappé et continue de toucher durement toutes les économies. Mais si l’économie est une priorité, le climat – et donc le devenir de la planète – en devient une également et il est urgent que les moyens colossaux soient mis en œuvre pour y faire face. Et cela commence par un changement dans les habitudes, les comportements de tout un chacun.
Sur le changement de comportement, voyez le CDF-Info n° 33, pages 5 et s., l’article: La politique des petits sentiers.
15:34 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, climat, belgique, europe, cdf
Décret inscriptions – 3è mouture – Réaction du CDF
Après les décrets Arena (PS), puis Dupont (PS), voici le décret Simonet (cdH). Tout aussi mauvais. Procédant tout autant que les deux premiers d’une idéologie gauchisante, visant à l’uniformisation du monde scolaire, à la non reconnaissance du libre arbitre des directions d’écoles sensées mener à bien des projets d’écoles, à la suppression progressive et définitive du libre choix d’une école, en passant par une confusion de plus en plus nette des différents réseaux d’enseignement.
Farce et attrape. Bien joué de la part du cdH, qui a voulu reprendre la main là où les socialistes se sont englués à deux reprises. Cette fois, PS et cdH, avec Ecolo ont fait une trouvaille pour que ne soient plus visibles files et listes d’attentes qui donnaient une si mauvaise image de la désorganisation organisée de l’enseignement fondamental par le Gouvernement de la Communauté française. Voilà pour la forme et pour l’annonce.
Mais pour le fond, rien n’a changé.
Mixité sociale forcée.
Et peu importe si 20% des élèves imposés dans une école n’auront pas le profil ou la simple volonté qui correspond au projet ou au niveau de l’école devant les accueillir. L’objectif, maintes fois rappelé, étant de lisser les différences et de mettre fin aux écoles qualifiées d’élitistes. C’est le nivellement par le bas. Au lieu de tirer toutes les écoles vers le haut. Mais PS, cdH et Ecolo témoignent par là de leur incapacité à trouver des solutions et à prendre les mesures qui s’imposent en y engageant les moyens humains et matériels nécessaires.Priorités : inversion des valeurs.
Ici, il s’agit d’un jeu de dupes auquel s’est prêté le cdH. Les dupes, ce sont les électeurs cdH qui croient encore que l’enseignement libre est défendu par ce parti. Soi-disant défenseur de la faculté d’adossement d’écoles partageant un même projet, le cdH a accepté que ce critère prioritaire ne figure qu’en énième position, après des critères purement géographiques (distance école-domicile ou entre écoles, idée lumineuse d’Ecolo). Faculté d’adossement liée à une obligation de le faire avec plusieurs établissements, dont un avec un indice socio-économique plus faible (voici la " patte " socialiste qui ne se soucie pas du projet d’école). Enfin, une faculté qui devra disparaître d’ici 2013 !Immersion linguistique : dernier critère !
Et que l’on ne tente pas de nous faire croire que la majorité actuelle (PS-cdH-Ecolo) encourage la connaissance des langues, l’immersion linguistique permettant pourtant aux élèves ayant marqué leur volonté de suivre un tel parcours d’obtenir un acquis non négligeable lorsqu’il s’agira de frapper à la porte du marché de l’emploi. Mais il est vrai que trouver un emploi de qualité n’est sans doute pas la priorité de la ministre de l’emploi actuelle, alliée à ceux qui ont érigé la sécurité sociale en un véritable système de pouvoir.Réseaux : suppression progressive !
Pour tenter de gérer le chaos des inscriptions multiples, une Commission interréseaux des inscriptions a été mise en place l’an dernier. Rassemblant les données des inscriptions multiples et des élèves n’ayant pas trouvé d’école, elle s’est chargée de guider ceux-ci indifféremment vers telle ou telle école, peu importe le réseau (et donc le projet !) auquel elle appartenait. A terme, les écoles ayant été tellement " mixées " par la force des décrets, quelle sera encore l’utilité de maintenir des réseaux et des pouvoirs organisateurs différents ?Conclusion.
A moins qu’il n’y ait un véritable réveil des consciences, nous nous dirigeons de façon certaine vers un enseignement unique, uniforme, avec à la clé une perte de la liberté de choix, une perte aussi de qualité d’un enseignement déjà fragile. Tout pouvoir aura été remis par l’électeur entre les mains des politiques qui agissent en fonction d’autres critères que seraient ceux des parents d’une multitude d’élèves.
Le CDF est le seul parti qui défend avec vigueur la richesse qui devrait être celle de notre enseignement offrant une réelle liberté de choix et une stimulation qualitative par l’existence-même d’une pluralité des réseaux et donc des projets d’écoles, laissant aux parents, aux directions d’écoles et aux enseignants les responsabilités qui sont les leurs. Mais la liberté et la responsabilité sont des notions qui font peur dans les milieux du pouvoir politique. Or celles-ci participent pleinement à la dignité et à l’épanouissement de la personne. C’est toute la différence entre " l’humain " et " le personnalisme chrétien ".
Pierre-Alexandre de Maere d’Aertrycke
Président du CDF – Chrétiens Démocrates Fédéraux
15:30 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : décret, inscriptions, enseignement, secondaire, simonet



